Actualités

09 FÉVRIER 2021 - 17:13 | 
@ Pixabay
   

Dekel Agri-Vision renforce sa participation dans le cajou en Côte d’Ivoire

Dekel Agri-Vision Plc a conclu un accord pour acquérir une participation supplémentaire de 16,7% dans le projet de transformation de la noix de cajou brute à Tiebissou en Côte d'Ivoire pour une valeur de £ 1,062 million pourtant sa participation totale  à 70,7% dans Capro CI SA, l'identité qui développe le projet. 

L’usine de transformation de la noix de cajou (Lire : L’usine de cajou de DekelOil en Côte d’Ivoire opérationnelle en juin 2020) retardée en raison notamment de la pandémie de la Covid-19, devrait démarrer au deuxième trimestre 2021 avec une capacité de 10 000 tonnes par an, annonce Dekel Agri-Vision. Dans les 12 à 24 mois, les capacités de l’usine devraient être augmentées de 50% à 15 000 tonnes par an sans investissement supplémentaire.

04 FÉVRIER 2021 - 15:33 | 
@CommodAfrica
   

La Côte d'Ivoire baisse de 33% le prix au producteur de noix de cajou

En Côte d’Ivoire, le « prix plancher obligatoire » au producteur de noix de cajou pour la campagne 2021 qui démarre demain a été abaissé de 33%, a-t-il été décidé hier en Conseil des ministres. Il passe de FCFA 400 l’année dernière à FCFA 305.

Dans son communiqué, le gouvernement dresse le bilan de la campagne 2020 et souligne les appuis qui ont été apportés à la filière. Des appuis qui, apparement, seraient reconduits peut-on déduire du communiqué qui déclare : " Afin de consolider les acquis de la réforme, le Conseil a décidé notamment de la poursuite du mécanisme de soutien aux acteurs nationaux pour renforcer leurs capacités de mobilisation de financement."

Quelles étaient ces mesures de soutien ?  D'une part, une subvention de FCFA 200 le kilo pour maintenir le prix aux producteurs, ce qui a représenté une enveloppe totale pour le gouvernement de 34,209 milliards ($ 62,7 millions), « ce qui a permis l’enlèvement de 264 985 t de noix de cajou au prix minimum ». D'autre part, la subvention de FCFA 168 le kilo pour aider à combler le déficit de compétitivité des transformateurs locaux, soit un coût total « provisoire » de FCFA 3,264 milliards ($ 5,9 millions) perçus par 11 transformateurs qui ont produit et commercialisé 4 060 t d’amandes ce qui équivaut à 20 400 t de noix brutes.

Il a été rappelé en Conseil des ministres que la campagne de commercialisation 2020, qui a démarré le 6 février 2020, sur la base d’un prix CAF de référence de $ 1 300 la tonne, le prix minimum bord champ ayant été fixé à FCFA 400 le kilo ($ 0,73 ou encore $ 730 la tonne), en hausse de FCFA 25 le kilo par rapport à 2019. « Ce prix a été possible grâce à une réduction du DUS de 7% à 5% du prix CAF de référence », lit-on dans le communiqué.

« Malgré ces mesures qui incitaient à l’optimisme, la campagne a été fortement perturbée par les effets de la pandémie de la Covid-19 » : les prix bord champ des noix ont baissé entrainant ceux des amandes.

Ces mesures, se félicite le gouvernement, ont permis d’augmenter de 33% la production en 2020 à 848 700 t contre 634 631 t en 2019. « Au total, au prix moyen bord champs de FCFA 350 le kilo, ce sont FCFA 297 milliards ($ 545 millions) qui ont été distribués aux producteurs contre 238 milliards ($ 436,7 millions) en 2019."

Afrique - 
28 JANVIER 2021 - 17:14 | 
@ ACA
   

Le Nigérian Babatola Olutoba, nouveau président de l’Alliance pour le cajou africain

Le Nigérian Babatola Olutoba a été élu président du conseil d’administration de l’Alliance pour le cajou africain (ACA).

Homme d’affaires polyvalent, titulaire d’un MBA spécialisé en finance et marketing de l'université Obafemi Awolowo, Ile-Ife au Nigeria, il a occupé diverses fonctions dans le secteur bancaire au Nigeria – First Bank Nigeria Plc. et Lead Merchant Bank Ltd - et travaille depuis 27 ans dans le secteur de l’exportation de produits agricoles.

Il est le président exécutif de Colossus Investments Ltd, une entreprise leader dans l'exportation de produits agricoles au Nigeria. Il est également le président de Cashew Development and Investments Project Ltd ainsi que de E-brand Investments Ltd.

Dans le domaine spécifique du cajou, il a été président de l'Association nationale de la noix de cajou du Nigeria (NCAN) de 2011 à 2020 et occupé diverses fonctions au sein de l’ACA.

Bénin - 
20 JANVIER 2021 - 17:08 | 
@ Pixabay
   

Intelligence artificielle et drone s’invitent dans la production de cajou au Bénin

Au Bénin, TechnoServe et la plate-forme d’intelligence visuelle Altei ont signé un accord de partenariat pour améliorer les pratiques agricoles du cajou grâce à l’utilisation l'utilisation de l'imagerie aérienne par drone et de l'intelligence artificielle (IA) dans le cadre du projet CajùLab, financé par l’agence belge de coopération Enabel et soutenu par le département américain de l’Agriculture (USDA).

Dans le cadre de ce partenariat, les producteurs de cajou à travers le Bénin vont bénéficier de solutions de drone, de satellite et d’IA de haute technologie pour in fine garantir une augmentation durable de la production grâce à l’évaluation des terres.

Alteia fournira à Technoserve une solution numérique clé en main pour visualiser l'imagerie drone des vergers d'anacarde et extraire des indicateurs agronomiques clés au niveau de l'arbre, précise le communiqué. «Les composants existants de la plate-forme Alteia Cloud seront exploités, y compris la gestion des données et la structure collaborative et des analyses standard telles que le nombre d'arbres, la fraction de couverture végétale ou la hauteur des plantes. En plus de cela, des modules complémentaires seront spécifiquement développés par les data scientists d'Alteia et affinés pour s'adapter aux caractéristiques de la noix de cajou. Ces modules comprendront l'identification des espèces de cajou, l'évaluation de la densité et de la santé ainsi que des indicateurs de culture intercalaire», précise Lenaic Grignard, responsable de l'agriculture et de la foresterie chez Alteia.

D’ici à mi-2021, seront traités et analyser plus de 1 5O0 petites exploitations d’anacarde. Le cajou est devenu au fil des années le deuxième produit d’exportation du Bénin, représentant environ 17% des exportations totales et génère des revenus à 200 000 familles agricoles.

27 NOVEMBRE 2020 - 15:11 | 
@ ITC
   

« She Trades Afrique de l’Ouest » : des PME gérées par des femmes dans l’anacarde, le karité et le manioc

La Chambre du commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (Cci-ci) a procédé mercredi dernier à Abidjan, au lancement officiel du projet « She Trades Afrique de l’Ouest », en partenariat avec le Centre du commerce international (Itc).

Ce projet a pour objectif de renforcer les capacités de 24 petites et moyennes entreprises (PME) et de coopératives dirigées par des femmes agricoles ivoiriennes disposant de peu de revenus, spécialisées dans les filières anacarde, karité et manioc, indique Fraternité Matin. Financé par l’Agence coréenne de coopération international (Koica), ce projet favorisera la valorisation des produits agricoles transformés par les 24 entreprises sélectionnées : quatorze PME de la filière anacarde, cinq de la filière karité, et cinq autres de la filière manioc.

Les entreprises vont bénéficier d’une formation de six mois, de novembre 2020 à mai 2021, sur divers domaines comme la comptabilité, le commerce, le droit, la fiscalité, l’accès aux prêts et aux financements, et le développement des entreprises. A terme, elle touchera près de 2 500 ménages agricoles de Côte d’Ivoire.

« Au moment où la Côte d’ivoire amorce son industrialisation, ce projet vient à point nommé. Car il permettra de renforcer la compétitivité et l’inclusion dans ces secteurs mais aussi d’accroître les opportunités pour les 24 entreprises sélectionnées qui sont gérées ou dirigées essentiellement par des femmes de Côte d’Ivoire », témoigne Koné Yah Mariama, conseillère technique, représentant le ministre du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba.

A terme, le programme « She Trades Afrique de l’Ouest » a l’ambition d’améliorer les conditions de vie de 10 000 femmes de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone. Les filières retenues pour la Côte d’Ivoire sont donc l’anacarde, le manioc et le karité ; en Sierra Leone il s’agit des filières anacarde et du manioc ; au Libéria seule la filière du manioc est retenue ; ainsi qu’en Guinée où la filière du karité sera mise en valeur.

Rappelons que l’ITC a lancé l’initiative « She Trades » dans le but d’aider les petites entreprises à accroitre les exportations des pays en développement. Cette initiative apporte également des solutions pour autonomiser les femmes sur le plan économique. L’objectif final est de connecter 3 millions de femme au marché international d’ici 2021.

17 NOVEMBRE 2020 - 20:06 | 
@ LoggaWiggler de Pixabay
   

Coup de pouce à la transformation du cajou au Burkina Faso

Le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) et l’Agence de financement et promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME) s’associent pour renforcer les capacités productives des entreprises de la filière cajou au Burkina Faso ((IRCP-Anacarde BF).

Cette initiative, doté d’un budget de FCFA 550 millions (€ 762 000), vise à accroître la compétitivité des PME présentes notamment dans la transformation et commercialisation de la chaine de valeur anacarde. Les régions couvertes seront les Cascades, les Hauts-Bassins, le Centre-Ouest et le Sud-Ouest, précise l’AFP-PME.

La production de noix de cajou a atteint 95 000 tonnes en 2019, dont près de 10% sont transformées en amandes. Sur les neuf premiers mois de l’année 2020, la Burkina Faso a exporté 1 537 tonnes d’amandes de cajou, en hausse de 20% par rapport à la même période en 2019.

09 NOVEMBRE 2020 - 16:18 | 
@ Edilson Lellis Lellis de Pixabay
   

La Côte d’Ivoire a effacé la crise de la Covid-19 et exporté un montant record de cajou

En pleine campagne de commercialisation,  les exportations de noix de cajou de la Côte d’Ivoire ont été freinées par la pandémie de la Covid-19 qui a perturbé la chaîne d’approvisionnement tant à en brousse qu’à l’export (Lire : Les filières coton et cajou en Côte d'Ivoire durement frappées) mais aussi provoqué une chute des prix  au niveau international. 

Après quelques semaines de blocage, les exportations ivoiriennes sont reparties à la hausse apurant les stocks invendus dans un marché où la demande d’amande de cajou n’a pas faibli, bien au contraire (Lire : L’Europe et les Etats-Unis toujours aussi friands d’amandes de cajou). Sur les dix premiers mois de l’année, les exportations de noix de cajou brutes de la Côte d’Ivoire se sont élevées à 642 505 tonnes, soit 11% de plus qu’en 2019, indique N’kalô. Il ne resterait aujourd’hui qu’environ 40 000 tonnes de stocks (hors stocks des transformateurs nationaux) et la majorité a déjà été venue et est en cours d’expédition, précise le spécialiste. Les noix de cajou se sont très largement dirigées vers le premier transformateur mondial, le Vietnam (84%).

Du côté des exportations d’amande de cajou, le pays rattrape également le retard accumulé avec 9 083 tonnes expédiées de janvier à octobre, en hausse de 2% par rapport à la même période en 2019. 

26 OCTOBRE 2020 - 15:53 | 
@ CommodAfrica
   

L’Europe et les Etats-Unis toujours aussi friands d’amandes de cajou

Coronavirus ou non, les Américains et les Européens consomment toujours plus d’amandes de cajou. Sur les huit premiers mois de l’année 2020, les importations d’amandes de cajou aux Etats-Unis ont progressé 27,9% par rapport à la même période en 2019 pour atteindre 126 509 tonnes. Dans l’Union européenne (UE), elles ont augmenté de 18,8%à 97 369 tonnes.

Un engouement qui a surtout profité au Vietnam, premier transformateur mondial, mais aussi à certains pays africains, souligne le spécialiste n’kalô. En effet, le Vietnam a vu ses exportations vers les deux principaux marchés mondiaux grimper de 32% à 185 569 tonnes, ce qui représentent près de 83% de l’ensemble des importations sur les huit premiers mois de l’année. Si la Côte d’Ivoire – 5ème fournisseur mondial après le Vietnam, l’Inde, le Brésil et l’Indonésie – a vu ses exportations légèrement diminuées (-2% à 2 858 tonnes), les expéditions ont augmenté pour le Burkina (+27% à 1 393 tonnes), le Ghana (+30% à 1 071 tonnes), le Nigeria (+10% à 896 tonnes), pour les plus volumes les plus importants. Mais surtout, estime n’kalô, les pays africains devraient davantage en profiter dans les prochains mois en raison de la diminution de l’offre vietnamienne, limitée par ses stocks de noix de cajou brute et les pertes enregistrées les mois passés.

D’ores et déjà, la campagne en Afrique de l’Est, qui débute, s’annonce sous de bons auspices pour les exportateurs de noix brutes.

16 OCTOBRE 2020 - 16:39 | 
@ CommodAfrica
   

Le Bénin fait un pas de plus vers la mécanisation agricole

Nouveau coup de pouce au Programme national de développement de la mécanisation agricole avec l'octroi de FCFA 10 milliards (€15,3 millions) pour l’acquisition d’engrais et d’équipements agricoles décidé lors du conseil des ministres de mercredi dernier.

Plus précisément, une subvention de 50 % sera accordé « pour le kit composé de matériels automoteurs et d’équipements associés ; puis de 30% pour les matériels optionnels », indique le communiqué du conseil des ministres.  Par ailleurs, dans le cadre du plan de riposte contre la Covid-19, des facilités de crédit seront accordées à travers  les mécanismes de financement du Fonds national de Développement agricole (FDNA).

Les subventions concernent un large éventail d’équipements dont près de 600 tracteurs et différents accessoires (remorques, chargeur frontal, lames niveleuses, etc.) ainsi que des camions ateliers.On compte également différents outils de préparation du sol, des tarières et des motoculteurs. Viennent ensuite les semoirs agricoles, les semoirs monograine et les rouleaux destructeurs de végétation, les matériels de production de fourrages.

Concernant les cultures, on compte la présence de repiqueuses de riz, de moissonneuses lieuses pour la culture du riz, de récolteuses tractées pour la culture du maïs et du soja, de récolteuses pour la culture du coton., ainsi que des pulvérisateurs pour le traitement et l’entretien des cultures.

Cette initiative du gouvernement s'inscrit dans la continuité des subventions accordées aux producteurs en 2018 et 2019 et qui leur ont permis de bénéficier de 500 tracteurs. La réussite de cette entreprise est assurée par la demande croissante des producteurs. La production agricole du pays est en hausse tant pour le coton que le soja, le maïs, le riz, le manioc ou l'anacarde. 

Rappelons également que le 10 avril 2019, l’Agence nationale de mécanisation agricole et de la restructuration du Fonds national de développement de l’agriculture est créée dans le but de mettre en œuvre une politique nationale de développement de la mécanisation agricole.

16 JUIN 2020 - 19:27 | 
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Le marché du cajou va-t-il connaître une crise de l’offre ?

La pandémie du Covid-19 a perturbé de nombreux marchés de matières premières. Sur le marché de la noix de cajou, le coronavirus n’a pas impacté la demande, ni la production mais la chaîne d’approvisionnement. La relation entre la demande et l’offre est tendue, pourrait-elle se tendre d’avantage et provoquer une crise de l’offre ? Explications de Jim Fitzpatrick lors du iForum organisé le 10 juin par l’Alliance pour le cajou africain (ACA).

La demande en amande de cajou a été particulièrement soutenue pendant la pandémie du Covid-19 et les mois de confinenement en Europe et aux Etats-Unis, qui représentent à eux deux environ 37% de la demande mondiale. Les importations ont été croissantes de janvier à juin enchainant des records de mois en mois. Pour Jim Fitzpatrick cette hausse va au delà des achats de panique suite à la pandémie, elle est le reflet et la poursuite d’une tendance observée depuis trois ans.

Si l’on regarde du côté du Vietnam, premier transformateur mondial assurant environ 80% du volume international, les exportations d’amandes de janvier à avril 2020 ont progressé de plus 58% par rapport à la même période en 2019. Elles ont été soutenues sur l’ensemble des marchés, même en Italie, par exemple, pays très fortement impacté par le Covid-19. Seules exceptions l’Espagne et de la Chine. Troisième marché d’exportation, après les Etats-Unis et l’Europe, la Chine après un arrêt des importations pendant le confinement, les achats semblent reprendre et rattraper leur retard.

Le Vietnam devra importer au minium 946 000 tonnes de cajou en 2020

04 JUIN 2020 - 18:39 | 
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Au Bénin, $160 millions de la Banque mondiale pour les filières agricoles dont le cajou et l’ananas

La Banque mondiale, via l’Association internationale de développement (IDA), a accordé au Bénin un crédit de $160 millions pour accroître la compétitivité des chaînes de valeur agroalimentaires, en particulier l’ananas et le cajou, et développer de nouvelles chaînes pour l’exportation dans les produits agricoles frais notamment.

Ainsi, près de 10 000 hectares de plantations d’ananas et 135 000 hectares de plantations de noix de cajou vieillissantes seront remplacés ou nouvellement développés avec un matériel végétal à haut rendement. Il est également prévu la construction d’un terminal de fret pour l’entreposage frigorifique des produits hautement périssables et des infrastructures commerciales connexes au niveau du futur aéroport à Glo-Djigbé, précise la Banque mondiale. Toujours au niveau logistique, et afin d’accroître in fine la compétitivité des produits agricoles frais et de faciliter l’accès aux marchés, seront réhabilités 1 200 km de routes et l’entretien de 4 200 km de pistes rurales.

Seront également encouragés les investissements du secteur privé dans les chaînes de valeur sélectionnées- ananas, cajou, fruits et légumes frais - et l’installation au Benin de fournisseurs de services logistiques, grâce à un mécanisme de soutien aux investissements agricoles à travers l’octroi de subventions à frais partagés aux bénéficiaires, et un mécanisme de partage des risques.

15 JANVIER 2020 - 19:20 | 
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Noix de cajou : le Cambodge, un futur concurrent de l’Afrique ?

Les exportations de noix de cajou brutes du Cambodge montent en puissance. Elles ont doublé en 2019 à 202 318 tonnes selon le ministère de l’Agriculture, des forêts et de la pêche, après avoir progressé de 64% en 2018. Cette progression notable pourrait-elle réduire à terme les parts de marché à l’exportation de l’Afrique, et en particulier de la Côte d’Ivoire ? La question se pose d’autant plus que le Vietnam, premier importateur mondial de noix de cajou brute et premier exportateur mondial d’amande de cajou, a affiché sa volonté de réduire sa dépendance aux importations de noix de cajou d’origine africaine. Une volonté qui s’exprime clairement en favorisant le commerce avec ses voisins, et tout particulièrement le Cambodge où les Vietnamiens investissent dans des plantations.

De plus, l’Association vietnamienne de noix de cajou (Vinacas) a signé en janvier 2018 un Memorandum of Understanding (MoU) avec le ministère cambodgien de l’Agriculture pour porter les exportations de noix de cajou du Cambodge à 1 million de tonnes d'ici 2028. Ce qui nécessitera des investissements importants pour le Cambodge et un fort accroissement des superficies. En effet, au moment de l’accord, les anacardiers couvraient une superficie de 100 000 hectares pour une production d’un peu plus de 100 000 tonnes. L’ambition est de multiplier par cinq les superficies, soit à 500 000 hectares, d’ici 2022. Une partie du protocole comprend aussi un appui du Vietnam en termes d’expertise technique et d’anacardiers pour stimuler la production et les rendements. Les rendements réalisés au Vietnam – environ 2 tonnes par hectare - représente le double que ceux obtenus au Cambodge.

Les exportations de noix de cajou cambodgiennes au Vietnam ont progressé de 85% entre 2017 et 2019 pour atteindre 178 000 tonnes sur les 11 premiers mois de 2019, représentant près de 12% de l’approvisionnement vietnamien.  Encore très loin du volume en provenance d’Afrique. La Côte d’Ivoire, par exemple, représente à elle seule un tiers des importations de noix de cajou du Vietnam. Le différentiel est encore important mais si le Cambodge parvient à produire ne serait-ce que 500 000 tonnes prochainement, cela viendra fortement concurrencer l’origine africaine. Entre temps, l’Afrique sera certainement moins dépendante des exportations de noix brutes en transformant davantage sur place.

Bénin - 
14 JANVIER 2020 - 17:23 | 
@DR
   

L'activité de transformation des noix de cajou de Fludor Bénin en faillite

L’usine de décorticage de noix de cajou de Fludor Bénin n'aura, en définitive, connu que quelques mois de bon. Mise en service le 30 juillet 2016 à Cana dans le département du Zou au sud du pays (lire nos informations d'alors : L’usine de décorticage de noix de cajou de Fludor au Bénin est opérationnelle), elle a été confrontée dès 2018 à la chute de quasiment 50% du prix des amandes de cajou blanches.

"Pour les performers comme le Vietnam, il n'y avait pas de problème, pour l'Inde non plus en raison de son énorme marché intérieur. En revanche, la filière en Afrique est tombée dans la non rentabilité", explique à CommodAfrica le PDG de Fludor Bénin, Roland Riboux.  

"Trois chiffres suffisent pour expliquer le problème", poursuit-il : "$ 250 la tonne de noix brute transformée au Vietnam, $ 350 en Inde et $ 450 en Afrique. Quand les prix sont ric-rac, le Vietnam et l'Inde s'en sortent mais l'Afrique pleure. Seuls deux pays s'en sortent : le Mozambique et la Côte d'Ivoire car l'Etat intervient et soutient les prix."

Les pertes annuelles de la filière cajou de  Fludor Bénin étaient d'environ un million de dollars, rapportait hier Matin Libre. Pourtant, la filiale du géant nigérian Tropical General Investment (TGI) s'était lancé l'année dernière dans la fabrication d’un nouveau produit dérivé, le baume de cajou dont il a quasiment le monopole au Bénin, les autres unités l'approvisionnant en coques. "La coque contient à 20% un liquide acide dont on ne savait pas quoi faire", avait alors expliqué à l'AFP Roland Riboux. "On vend aussi les coques aux cimenteries", précise à CommodAfrica le patron.

Quant à l'impact sur  l'ensemble du groupe, Roland Riboux note : "Nos autres activités s'en portent plutôt bien car ce sont elles qui couvraient les pertes de la transformation des noix de cajouEn revanche, 1 000 femmes formées vont perdre leur emploi."

Rappelons que l’usine de décorticage était le fruit d’un partenariat entre Fludor et l’ONG Techno Serve. Initialement, sa capacité de transformation était de 4000 tonnes par an pour être portée en 2017 à 15 000 tonnes.

07 JANVIER 2020 - 16:24 | 
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Le Vietnam, 1er exportateur d’amande, établit des normes pour les importations de noix de cajou brutes

Le Vietnam confirme à nouveau en 2019 sa place de premier exportateur mondial d’amande de cajou avec 450 000 tonnes expédiées pour une valeur de plus de $3 milliards, selon le président de l’Association de la noix de cajou du Vietnam (Vinacas), Phan Van Công. L’association ambitionne de porter ce chiffre à $4 milliards pour 2020 et pour ce faire veut accroître la qualité en édictant des critères nationaux de conformité de la noix de cajou brute importée. Avec les ministères de l’Agriculture et du développement rural et des Sciences et technologie, la Vinacas a mis en place un cadre juridique réglementant les critères nationaux de conformité de la noix de cajou importée au Vietnam (TCVN 12380-2018), qui permettra d’examiner, d’évaluer et de classifier les matières premières importées ainsi que de créer un cadre juridique pour traiter les litiges commerciaux, précise le Courrier du Vietnam.

L’enjeu est de taille car le pays d’Asie a importé 1,6 million de tonnes (Mt) de noix de cajou non transformées pour une valeur de plus de $2 milliards en 2019. Une grande partie de ces noix de cajou provient d’Afrique. Sur les 11 premiers mois de l’année, sur un total de 1,524 Mt de noix de cajou brute importées au Vietnam, 32% vient de Côte d’Ivoire, (en hausse de 29% par rapport à 2018), 14% du Ghana (+63%), 11% du Nigeria (+36%), 6% de Tanzanie (-29%). Sur les six principaux fournisseurs de noix de cajou brute au Vietnam, autre que les quatre pays africains, figurent le Cambodge (12% des importations vietnamiennes, en hausse de 22% par rapport à 2018) et l’Indonésie (2,5% en hausse de 25%), selon les chiffres du spécialiste n’kalô.

19 DÉCEMBRE 2019 - 15:18 | 
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L'Europe friande d’amande de cajou et l’Afrique de l'Ouest en bénéficie

L’appétit pour les amandes de cajou ne se dément pas. Et la demande est particulièrement vigoureuse dans l’Union Européenne (UE). Sur les 10 premiers mois de l’année, les importations d’amandes de cajou de l’UE ont progressé de 16,1% pour atteindre 118 230 tonnes, montre le spécialiste n’kâlo. Si l’Europe poursuit ce rythme en 2020, elle pourrait devenir le deuxième marché de consommation de noix de cajou, derrière l’Inde et devant les Etats-Unis.

Certes l’origine vietnamienne reste la première origine du marché européen avec 87 353 tonnes, soit près de 74% des importations totales d’amande de cajou,  mais on observe de belles progressions de certains pays africains. En particulier la Côte d’Ivoire, quatrième fournisseur de l’UE après le Vietnam, l’Inde et le Brésil, qui a vu ses exportations d’amandes progresser de 87% à 1 799 tonnes. Mais aussi le Burkina Faso, en hausse de 83% à 1412 tonnes. Avec des volumes au départ plus faibles, le Bénin enregistre la plus forte progression (+286% à 834 tonnes), suivi par le Nigeria (+101% à 366 tonnes). En revanche, on observe une baisse pour la Guinée Bissau (-29% à 225 tonnes) et la Guinée (-18% à 60 tonnes).

Aux Etats-Unis, la progression des importations d’amande de cajou est plus faible, en hausse de 0,9% sur les 10 premiers mois de l’année pour atteindre 130 111 tonnes.

Globalement, pour le marché occidental, l'UE plus les Etats-Unis, les importations d’amande ont grimpé de 6,57%. Toutes les origines, à l’exception de l’Inde, ont bénéficié de cette croissance, souligne n’kalô. Ceux qui en ont le plus profité sont l’Indonésie (+45% à 3 723 tonnes), puis le Brésil (+36% à 9 467 tonnes) et l’Afrique de l’Ouest avec 9 937 tonnes en hausse de 29%.

19 DÉCEMBRE 2019 - 14:49 | 
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La BOAD en appui pour le refinancement de la campagne cajou en Côte d’Ivoire

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a accordé une ligne à court terme de FCFA 5 milliards (€7,622 millions)à  BGFIBank Côte d’Ivoire pour le refinancement partiel de la campagne cajou 2019/20 en Côte d'Ivoire. Avec cette ligne, la banque verra ses ressources financières à court terme se renforcer pour satisfaire les besoins de trésorerie des sociétés centrales d’achats des produits agricoles (CAP), de Quang Thien Imex (QTI) et de Tan Ivoire, précise la BOAD. Elle ajoute que la ligne de refinancement contribuera notamment à l’achat d’environ 69 000 tonnes de noix de cajou auprès des producteurs en Côte d’Ivoire.

Par ailleurs lors de ce conseil d’administration, où la BOAD a approuvé pour un montant total de FCFA 65,2 milliards de nouveaux engagements, signalons le financement de FCFA 7 milliards en faveur de la centrale solaire photovoltaïque (30MWC) à Blitta au Togo ainsi qu’une prise de participation de la BOAD au capital des fonds d’amorçage et infrastructures de l’UEMOA pour un montant total de FCFA 38,2 milliards. Orabank Côte d’Ivoire a aussi bénéficié d’une ligne de refinancement à hauteur de FCFA 15 milliards

02 DÉCEMBRE 2019 - 16:54 | 
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Le SARA 2019 ferme ses portes avec une excellente cuvée

Le Salon de l’agriculture et des ressources animales (SARA) 2019 a fermé ses portes hier à Abidjan en Côte d’ivoire. Un premier bilan a été tiré à l’occasion de la cérémonie de clôture présidée par le Premier ministre, Amadou Gon. Quelque 360 000 visiteurs se sont rendus au SARA, en progression de 20% par rapport à 2017,  29 pays étaient représentés avec la France comme pays à l’honneur et 586 entreprises et organisations présentes. Quelque 21 délégations étrangères se sont rendues au SARA ainsi que treize ministres. En outre, « ce sont plus de FCFA 238 milliards (€363 millions) qui sont projetés en termes d’investissements pour les années à venir contre FCFA 140 milliards , lors de l’édition de 2017 » a indiqué le Premier ministre. Il a réitéré la volonté du gouvernement de transformer davantage les matières premières agricoles, que cela soit le cacao, le coton, la noix de cajou, l’hévéa ou le palmier à huile.

Attiéké et pagnes bientôt reconnus indications géographiques protégées

Lors du SARA, le ministre du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, a lancé le processus de labellisation de l’attiéké des Lagunes et des pagnes Baoulé en Indications géographiques protégées (IGP). L’IGP confirme la qualité́ et l’authenticité́ du produit qui induit souvent un prix plus élevé. Huit produits en Côte d’Ivoire sont en cours de labellisation. A l’attiéké et le pagne Baoulé, produits pilotes de ce processus, se joindront ensuite les poteries de Katiola, le cacao de Soubré, la toile artisanale de Korhogo, le riz et le café des montagnes de Man, et la mangue Kenth de Korhogo.

 

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Biosave, lauréat de l’Agreen Start-up hackathon

Le premier hackathon Agreen Start-up a été lancé lors de cette cinquième édition du SARA où 19 projets étaient en compétition. Le premier prix dans la catégorie start-up confirmée a été décerné à BioSave qui, via une application multi dialecte, permet aux agriculteurs de fabriquer leur engrais. Le deuxième est revenu à Atre Marché, une application de commande de vivrier et le troisième à Reca, une application de conseil à distance pour agriculteurs. Dans la catégorie start-up débutante, le premier prix a été attribué à Agritech, un système d’irrigation confirmé, le deuxième à Agri Banana, une solution de production de sacs biodégradables à partir des troncs de bananiers et le troisième à Pep ivoire une solution de culture de fruits exotiques.

Quelques exemples retombées, notamment dans le cajou

Le Conseil du coton et de l’anacarde et l’entreprise italienne spécialisée dans le commerce des fruits à coque Forlivese ont conclu une convention de partenariat pour l’achat d’amandes de cajou et à terme, la transformation en Côte d’Ivoire de noix brutes d’anacarde. Avec le ministère l’Agriculture et du développement rural, la société sud-africaine Global Africa Integrated Farm a conclu une convention de partenariat public-privé (PPP) dans le cadre du programme agricole intégré de Tiébissou (PAIT).

Côté institutionnel, la FAO a signé un accord de FCFA 237 milliards avec le gouvernement ivoirien pour financer les activités de 60 jeunes et 100 femmes du monde rural et les professionnaliser. Le Commerce Équitable France, l’AVSF avec leurs partenaires ouest africains et l’Agence française de développement (AFD) ont lancé la seconde phase du Programme ÉQUITÉ 2019-2023 d’un montant de €11,5 d’euros afin de booster les filières de commerce équitable de cacao, karité, anacarde, fruits et artisanat dans six pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Ghana, Togo et Bénin). La France qui a également signé plusieurs partenariats stratégiques de coopération dans l’enseignement agricole et la structuration de filières de qualité, tracées et durables ( Lire : SARA 2019 : La France à l'honneur).

02 DÉCEMBRE 2019 - 16:38 | 
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Soutien aux producteurs de cajou en Côte d’Ivoire

A l’occasion de sa visite d’Etat dans le Hambol, le président Alassane Ouattara a annoncé à Katiola qu’afin d’améliorer le revenu des producteurs, le Conseil Coton-Anacarde et le Groupement des exportateurs des produits egricoles (GEPPA) ont procédé à l’enlèvement de 200 000 tonnes de noix de cajou au prix de FCFA 375 par kilo fixé par le gouvernement. En outre, il a été procédé à une compensation de la baisse des cours de l’anacarde par un prix rémunérateur du coton. Et ce, par une subvention de FCFA 21 milliards par l’Etat pour la campagne 2019, selon le communiqué du gouvernement. Les deux produits, a-t-il rappelé, partagent la même aire géographique.

Par ailleurs, le directeur général du Conseil Coton Anacarde, Adama Coulibaly, a indiqué que Centre ivoirien de technologie de l’anacarde (CITA), destiné à la formation des acteurs de la filière, sera bientôt inauguré.

09 JANVIER 2019 - 16:08 | 
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Le vietnamien T&T Group s’intéresse de près à la noix de cajou d’Afrique de l’Ouest

Le conglomérat vietnamien T&T Group a franchi un pas supplémentaire en Afrique de l’Ouest avec la conclusion fin décembre d’un accord de coopération avec le Conseil ivoirien de l’anacarde et du coton (CCA) pour l’importation de noix de cajou brute mais aussi pour la construction d’une usine de transformation de l’anacarde d’une capacité de 50 000 tonnes en Côte d’Ivoire.

La CCA s’engage à assurer la disponibilité des matières premières pour répondre aux besoins de  T&T Group en fonction des conditions du marché. Il l'assistera aussi à choisir l’emplacement de l’usine afin de garantir un accès aux matières premières, à la logistique et à une source de main-d’œuvre pour l’usine.

En août 2018, T&T Group a également signé un mémorandum d'accord avec la Guinée-Bissau en vue d'importer des noix de cajou brutes pour un volume annuel compris entre 150 000 et 200 000 tonnes, ajoute Vietnam News

Créé en 1993, T & T Group est présent sur les marchés de l'immobilier, des finances, de l'industrie, des sports et du négoce import-export. Rappelons que le Vietnam est le premier producteur mondial d’amandes de cajou.

07 JANVIER 2019 - 19:03 | 
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La BRVM et l’ARRE s’accordent sur la Bourse des matières premières agricoles en Côte d’Ivoire

La future Bourse des matières premières agricoles (BMPA) de Côte d’Ivoire était au cœur de la réunion de travail entre la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et la Direction générale de l’autorité de régulation du système de récépissés d’entreposage (ARRE) fin décembre à Abidjan. Objectif adopter une feuille de route commune en vue de l’opérationnalisation de la BMPA prévue pour juin 2020.

Les deux entités ont décidé de confier à l’ARRE la régulation de l’activité de la BMPA, la prise en charge, la conservation et l’entreposage dans le système des produits de la BMPA et la migration vers un système électronique permettant de gérer la BMPA conformément aux standards internationaux, indique Abidjan.net.

La BMPA devrait démarrer avec trois produits : l’anacarde, le cola et le maïs.

04 JANVIER 2019 - 16:46 | 
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Comment se sont portées les exportations du Vietnam, grand rival africain, en 2018 ?

Le Vietnam, grand rival de l'Afrique de l'Ouest sur nombre de marchés de matières premières agricoles, a annoncé fin décembre un excédent commercial de $ 7,21 milliards en 2018. Tous produits confondus, ses exportations ont progressé de 13,8% à $ 244,72 milliards et ses importations de 11,5%, à $ 237,51 milliards.

S'agissant des produits que l'Afrique de l'Ouest exporte aussi, on note le café Robusta dont les volumes ont atteint 1,8 million de tonnes (Mt), en hausse de 20,1% par rapport à 2017, et générant $ 3,5 milliards, soit une progression de seulement 1,2%.

Les noix de cajou n'ont pas été payantes non plus. Les volumes ont progressé de 6,2% d'une année sur l'autre, à 375 000 t, mais ses recettes ont baissé de 3,9% à $ 3,3 milliards. Idem pour le caoutchouc  dont 1,58 Mt ont été exportées, soit 14,5% de plus qu'en 2017, mais les revenus ont baissé de 6,1% à $ 2,1 Mds.

En revanche, les exportations de riz ont grimpé de 4,6% à 6,08 Mt mais, là, les recettes ont bondi de 16%, à $ 3 Mds. A noter que le Vietnam maintient son rang de troisième exportateur mondial, avec 15% du marché global, derrière l'Inde et la Thaïlande. Cependant, de façon croissante, il se positionne sur des marchés très exigeants en terme de qualité comme en Corée, au Japon, Hong Kong, les Etats-Unis ou encore l'Union européenne. Une filière qui a été marquée, en 2018, au Vietnam, par une libéralisation accrue et l'élimination de plusieurs barrières douanières, suite au décret du 15 août 2018.

Côté importations, notons que les achats de coton du Vietnam sur le marché mondial ont atteint 1,58 Mt, en hausse de 22%, le coût s'élevant à $ 3 Mds, en progression de 28,5%.

05 JUILLET 2018 - 14:15 | 
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Les transformateurs africains de cajou ont un avantage sur l'Asie, selon n'kalo

Le marché mondial des noix de cajou reste très morne, les prix demeurant à des niveaux très bas par rapport au début de la campagne et la commercialisation est pratiquement à l’arrêt dans toute l’Afrique de l’Ouest, souligne n'kalo. Les prix ne devraient pas remonter cette campagne mais pourraient se redresser légèrement.

Pour cette année, "les transformateurs africains ont un avantage considérable" face au Vietnam et à l'Inde car "beaucoup de transformateurs sont en difficulté avec le prix des amandes qui continue de chuter au moment où ils ont besoin de vendre leurs stocks pour avoir du cash et pouvoir se réapprovisionner en noix de cajou brute. Il est probable qu’au cours des prochains mois, l’offre d’amande de cajou se réduise car une grosse partie des stocks de noix brute stockés en Asie sont aujourd’hui bloqués chez les importateurs car leur valeur est trop élevée pour être acceptée par les transformateurs qui sont déjà en difficulté. Dans ces conditions, si l’offre d’amande de cajou diminue tandis que la demande mondiale reste bonne, il est probable que les prix de l’amande de cajou remontent un peu au cours de la deuxième moitié de l’année", estiment les analystes de n'kalo.

Or, contrairement aux transformateurs asiatiques, "les transformateurs africains ont un avantage considérable cette année car ils peuvent faire le plein de matière première à des prix beaucoup raisonnables. Il est probable que face à la baisse de l’offre d’amande de cajou asiatique certains importateurs occidentaux se tournent d’avantage vers l’Afrique au cours des 6 prochains mois. Ce sera donc des opportunités à saisir pour développer de nouveaux partenariats et augmenter les volumes transformés."

04 JUILLET 2018 - 12:00 | 
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Guinée Bissau : moindres exportations anticipées de noix de cajou en 2018

La Guinée Bissau devrait exporter 150 000 tonnes de noix de cajou en 2018, contre 175 000 tonnes en 2017, a estimé le ministre du Commerce et de l'artisanat, Vicente Fernandes. Il a précisé que 50 000 tonnes avaient déjà été exportées depuis le début de la campagne en mars.

Une baisse consécutive, selon le ministre, à un nombre réduit d’acheteurs indiens.

17 JUILLET 2017 - 12:15 | 
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Cap sur la recherche sur l’anacarde en Côte d’Ivoire

Renforcer la production, améliorer la qualité et valoriser la noix, c’est l’ambition du Programme national de recherche sur l’anacarde (PNRA) lancé jeudi dernier à Grand Bassam en Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire compte aller plus loin. Elle vise de doubler la production d’ici à 2030 et à en transformer au moins 50%. Une des clés est l’amélioration du rendement qui n’est que de 500 kilos par hectare, ce qui est inférieur de moitié à celuipar exemple  du Brésil ou de l’Inde.

Pour y parvenir, le Conseil du coton et de l’anacarde (CCC) mise sur la recherche. Le PNRA, doté de FCFA 4 milliards (€6 millions) sur les trois premières années, se concentrera sur six axes, selon le directeur du CCC, Adama Coulibaly, à savoir génétique/sélection, agronomie/multiplication du matériel de plantation, la défense de la culture (entomologie et phytopathologie), biotechnologie, la valorisation post-récolte et la socio économie.

La recherche ne part pas de zéro. Comme l’a rappelé le directeur le PCA du CCC le Fonds interprofessionnel de la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) finance depuis 2009 un programme d’amélioration variétale mis en œuvre par le Centre national de recherche agronomique (CNRA).

25 JUIN 2018 - 12:15 | 
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Le Projet d'appui agricole de la BM en Côte d'Ivoire aura fait la part belle à l'export

C'est à un satisfecit que la Banque mondiale s'est livrée vendredi dernier,  à Ayénouan, village situé à 24 km d’Aboisso, alors que doit s'achever vendredi le Projet d’appui au secteur agricole (Pasa) qu'elle pilote en Côte d'Ivoire.

"Le PSAC a permis de donner du matériel végétal amélioré à 150 000 planteurs qui ont planté 50 000 hectares, de cacao, hévéa, palmier à huile, coton et anacarde ; 6100 km de route rurale réhabilité sur 5 800 prévus. Nous avons appuyé 120 coopératives dans le coton, 60 dans l’anacarde, 13 dans le palmier, 8 dans l’hévéa et renforcer leur capacité en formation d’équipement et en gestion pour améliorer leur gouvernance", a énuméré Agneroh Amari Raphaël, coordonnateur du PSAC, lors d'une visite de terrain avec une délégation de la Banque conduite par sa vice-présidente Pascal Hélène Dubois.

Parmi les réalisations, Adon Benjamin, directeur général adjoint de Deckel Oil dans le palmier à huile, a expliqué : "Nous créons des plantations, nous assistons les plantations villageoises et achetons les régimes en provenances de ces plantations pour alimenter notre usine pour laquelle nous avons besoin annuellement à environ 250 000 t. Pour le projet PSAC, nous avons été contactés par l’AIPH pour la qualité de nos plants. Ainsi sur les 17 000 plants distribués, Deckel Oil en a distribué 8 100 soit 47%."

Rappelons que le PSAC, qui a démarré le 5 mai 2014 et devait prendre prend fin le 31 octobre 2017, se veut "un instrument de développement de 5 filières agricoles stratégiques ayant un impact significatif sur la réduction de la pauvreté et le développement économique de la Côte d’Ivoire, à savoir le cacao, l’hévéa, le palmier à huile, le coton et l’anacarde."

Hormis l'huile de palme, tous sont des produits d'exportation.

06 JUIN 2017 - 11:15 | 
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Un centre de recherche dédié à l’agriculture dans l’Etat d’Osun au Nigeria

Fruit d’un partenariat entre l’International Institute for Tropical Agriculture (IITA) et l’État d’Osun au Nigeria, un nouveau centre de recherche et de formation agricole a été inauguré jeudi dernier dans la localité d’Ayedaade.

Le centre de recherche Ago Owu couvre une superficie de 205,5 hectares, donné par l’Etat d’Osun à IITA. Il a la capacité de former, de renforcer les capacités et de mener des recherches non seulement pour augmenter les rendements mais aussi inciter les agriculteurs à adopter des pratiques agricoles modernes, selon le gouverneur de l’Etat d’Osun, Ogbeni Rauf Aregbesola. Ce projet fait partie d’un plan d’action en six points pour augmenter la production agricole, améliorer le bien-être des agriculteurs, attirer les jeunes vers l’agriculteur et faire de l’Etat d’Osun le grenier alimentaire du sud-ouest du Nigeria a affirmé le gouverneur.

Le centre devrait mener ses recherches sur le manioc, le maïs, l'igname, le soja, la banane / plantain et le niébé. Il ambitionne aussi de former de jeunes nigérians à l’agro-industrie.

L'inauguration de la station de recherche Ago-Owo porte à six le nombre des installations d’IITA au Nigeria. D'autres sont situéss à Onne (Etat de Rivers), Abuja, Mokwa (Etat du Niger), Minjibir (Kano) et Ikene (Etat d'Ogun).

25 JUIN 2018 - 11:30 | 
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Le Burkina Faso va de l'avant dans sa filière cajou

Les 21 et 22 juin 2018, s’est tenue à Bobo-Dioulasso, la première édition du Forum du cajou sahélien (Focas 2018) s'est tenu jeudi et vendredi dernier. Cette initiative du Comité interprofessionnelle de l’anacarde du Burkina Faso (CIA-B), en collaboration avec l’Alliance du cajou africain (ACA) avait pour thème "Filière anacarde, quelles reformes pour un marché mieux organisé, dynamique et compétitif".

Rappelons que le cajou ou l'anacarde est le troisième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton et le sésame. Toutefois, la filière est faible : faiblesse des rendements, de la transformation, de la commercialisation.

Des acteurs du Bénin, de Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée Bissau, du Mali, du Sénégal étaient au rendez-vous, répondant à l'invitation du Focas qui, rappelons-le, a pour objectif de faciliter le partage d’expériences entre pays ouest-africains producteurs de noix de cajou. La Côte d’Ivoire était pays invité d’honneur.

Le Burkina a en projet la création d'ici le mois de décembre d’un Conseil national de l’anacarde. Rappelons que, fin mars, une taxe à l'exportation de FCFA 35 le kilo a été instaurée avec pour objectif de soutenir le développement de la filière par les acteurs directs et notamment par la croissance de la transformation locale (lire nos informations)

21 JUIN 2018 - 13:30 | 
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L'Afrique de l'Ouest rebat ses cartes comme fournisseur de l'Inde en cajou

De janvier à mai, les importations de noix de cajou brutes des trois principaux pays transformateurs au monde -l'Inde, le Vietnam et le Brésil- ont chuté de 10,6% par rapport à la même période l'année dernière, totalisant 629 723 tonnes (t), rapporte le spécialiste Rongead dans son bulletin n'kalo publiée aujourd'hui. En revanche, ces volumes sont en nette hausse par rapport à 2016 (janvier/mai) qui n'étaient alors qu'à 431 700 t.

La performance de la Côte d'Ivoire a été plutôt décevante avec une baisse de 11% de ses volumes acheminés vers l'Inde entre janvier et mai 2018 par rapport à 2017, à 41 283 t, soit quasiment le même tonnage que sur les 5 premiers mois de 2016. La baisse est encore plus forte vers le Vietnam, avec -18% à 66 452 t (81 518 t en janvier-mai 2017 et 54 418 en janvier-mai 2016). Les chiffres ne sont pas disponibles pour le Brésil.

Egalement à la baisse, le Nigeria dont les ventes vers l'Inde ont baissé de 32%, à 12 303 t sur les cinq premiers mois de 2018 mais demeurent très supérieur aux volumes début 2016 (6 730 t).

Tous les autres pays d'Afrique de l'Ouest voient leurs ventes de noix de cajou brutes progresser vers l'Inde. Le Ghana passe devant la Côte d'Ivoire comme fournisseur, ses exportations bondissant de 71% sur les cinq premiers mois de 2018, à 45 410 t contre 26 479 t et 11 813 t les deux années précédentes sur cette même période.

Le Bénin accuse une hausse de 42% à 10 593 t, parti de 646 t début 2016. Le Togo aussi s'affirme de plus en plus au fil des ans, ses exportations grimpant de 54% à 9 088 t début 2018, lit-on dans n'kalo. LeBurkina Faso n'est pas en reste, bondissant de 101%, à 4 950 t, la Guinée de 912% à 1 336 t, la Guinée Bissau de 173% à 577 t. Plus modestes, la Gambie enregistre une hausse de 4% de ses ventes à l'Inde, à 52 t, tandis que le Sénégal émerge comme fournisseur de New Delhi avec 63 t à son actif en début d'année.

Ailleurs en Afrique, les ventes de la Tanzanie vers l'Inde ont glissé de 14%, même si ce pays demeure le fournisseur leader parmi les pays africains avec 96 018 t expédiées début 2018. Le Mozambique enregistre aussi un recul majeur de 79% pour tomber à 10 097 t.  

Hors Côte d'Ivoire, notons que le Vietnam importe essentiellement du Cambodge (95 115 t +6%) et d'Indonésie ( 7225 t, -43%), toujours selon Rongead.

08 MARS 2017 - 07:45 | 
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La campagne de commercialisation du cajou est ouverte au Burkina Faso

Cette année, c'est à Banfora que la campagne 2017 de commercialisation de la noix de cajou a été lancée mardi dernier 28 février au Burkina Faso, par le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Souleymane Soulama.

Après Bobo-Dioulasso en 2016 nous rappelle AllAfrica, c'est ce chef-lieu de la région des Cascades qui a été choisi cette année car c'est là que se trouve 44% de la production nationale de noix de cajou, estimée à 44 000 tonnes, selon le ministre, soit près de 10 000 t de plus que selon d'autres sources (lire nos informations(link is external)). D'ailleurs, la présidente du Comité de l'inter-profession de l'anacarde, Minata Koné, a souligné lors de cette cérémonie que l'absence de statistiques fiables constitue un vrai problème pour l'essor de la filière.

Rappelons que la noix de cajou est le troisième produit d'exportation agricole du Burkina Faso, derrière le coton et le sésame, mais la filière est confrontée à de multiples difficultés.

27 FÉVRIER 2017 - 13:30 | 
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Forte hausse du prix au producteur de cajou en Guinée Bissau

C’est un gros coup de pouce qu’a donné le gouvernement de Guinée Bissau aux producteurs de cajou dans une conjoncture certes favorable.

Le prix au producteur a été fixé à FCFA 500 (€0,76) le kilo pour la campagne de commercialisation qui démarrera le 31 mars prochain. L’année dernière le prix était fixé à FCFA 350.

La Guinée Bissau a exporté 200 000 tonnes de cajou lors de la dernière campagne (mars à septembre 2016).

21 FÉVRIER 2017 - 13:00 | 
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$5,4 millions de la BAD pour le développement de l’anacarde au Burkina Faso

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé $5,4 millions pour financer le projet de développement de l’anacarde dans le bassin de Comoé au Burkina Faso.

Aujourd’hui la production de noix de cajou au Burkina Faso est estimée à environ 35 000 tonnes par an, produites sur 65 800 hectares par 45000 producteurs. Le projet sera mis en œuvre dans la zone d’intervention de l’association Wouol des producteurs dans le bassin de la Comoé qui couvre les régions des Cascades, des Hauts Bassins et du Sud-Ouest. Il touchera 8 provinces des 3 régions totalisant une population estimée à plus de 3 millions d’habitants.

Les objectifs du projet sont  la plantation de 25 000 ha d’anacardes en agroforesterie ; la mise à niveau et  la construction de 10 unités de transformation d’anacardes et de mangues ;  l’aménagement de 10 centres de cuisson et de décorticage pour les femmes et  l’encadrement de 540 producteurs/productrices et 540 femmes transformatrices respectivement sur les bonnes pratiques de production biologique et de transformation ainsi que de 60 coopératives et GIE sur la gestion des exploitations et des unités de transformation, indique un communiqué de la BAD.

Les bénéficiaires directs sont les membres des groupements et des cinq unités de transformation de l’association Wouol au nombre de 2 500 membres, les membres des groupements de producteurs approvisionnant les deux unités semi-industrielles (ANATRANS et SOTRIAB) d’un nombre respectif de 4000 et de 3000 producteurs, les associations des femmes transformatrices de  la commune rurale de DIERI et trois promoteurs privés.

Le coût total du projet  sur cinq ans est estimé à  $10,968 millions. Il a déjà reçu un financement du Fonds d’investissement pour le climat (CIF) à hauteur de $4 millions (cf. nos informations). Les autres contributeurs seront le Fonds africain de développement (FAD), le Fonds d’aide au secteur privé africain (FAPA), le secteur privé, le gouvernement  burkinabè et les bénéficiaires.

16 FÉVRIER 2017 - 12:15 | 
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Ouverture de la campagne de commercialisation du cajou en Côte d’Ivoire

Aujourd’hui s’ouvre officiellement la campagne de commercialisation de la noix de cajou en Côte d’Ivoire. Le prix planché obligatoire a été fixé à FCFA 440 le kilo, soit FCFA 90 de plus qu’en 2016, a indiqué le porte-parole du gouvernement Bruno Koné à la sortie du conseil des ministres. Pour les magasins intérieurs, le prix plancher est de FCFA 540 et de FCFA 599 pour les magasins portuaires.

Selon le spécialiste N’Kalô, les prix bord champ se situaient en début de semaine entre FCFA 300 et FCFA 500 le kilo selon les zones de production avec une tendance à la hausse.

Bruno Koné a ajouté que la production d’anacarde brute s’était élevée à 649 587 tonnes et celle transformée localement à 40 383 tonnes. Sur la campagne de commercialisation de 2016, le prix moyen bord champ a été de FCFA 520, soit près de 50% de plus que le prix plancher fixé en début de campagne (FCFA 350). La noix de cajou a généré FCFA 325 milliards en 2016, en hausse de 13% par rapport à 2015. 

13/01/2017.

$4 millions du Fonds d’investissement climatique pour l’anacarde au Burkina Faso

Le Burkina Faso a bénéficié le 12 janvier d’un prêt de $ 4 millions du Programme d’investissement forestier (FIP) du  Fonds d’investissement climatique (CIF)  pour relancer le secteur de l’anacarde et atténuer le changement climatique dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’Association Wouol et le gouvernement.

Le projet «Atténuation du changement climatique et réduction de la pauvreté par le développement du secteur de l'anacarde au Burkina Faso» vise à améliorer la production de noix de cajou via des variétés sélectionnées et l’amélioration des pratiques de gestion mais aussi les capacités de transformation et à renforcer les capacités des membres de l’Association Wouol notamment en matières  de commercialisation et d’agroforesterie. L’atténuation au changement climatique passera par la séquestration du carbone dans les plantations d’anacardier.

Dans le cadre de ce partenariat innovant, le gouvernement burkinabè garantira les prêts octroyés, sous la forme de microcrédits via  le  Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB), aux communautés pour le développement de la chaîne de valeur de la noix de cajou.

Wouol est une association réunissant 69 groupements de producteurs agricoles et d'unités de transformation avec plus 2 500 membres, dont 70% de femmes. Ses produits, anacardes et mangues mais aussi ananas, bananes, citronnelle séchée, etc. sont  pour la plupart certifiés  biologiques et équitables.

Le projet ne financera pas les plantations qui impliquent le déboisement des forêts ou la coupe d'arbres, précise un communiqué du CIF. Le respect de cette mesure devra être attesté par la production d'un certificat délivré par les autorités compétentes. Les plantations seront réalisées sur des terres dégradées et/ou abandonnées en raison de leur faible productivité agricole ou pour renforcer les plantations existantes. Les plantations agro forestières viseront donc un double objectif: restaurer la fertilité des sols pour les activités agricoles et accroître la production de noix de cajou par des plantations. 

Source : commodafrica.com

Guinée - 
06 JANVIER 2017 - 17:30 | 
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Cap sur l'anacarde en Guinée

Pour ses vœux de Nouvel An, le président Alpha Condé a notamment appelé  les Guinéens à s'intéresser aux "terres à l'intérieur du pays" et à y "accepter de faire la culture d'anacarde", rapporte Africa Top Success.

Des 200 000 ha consacrés en 2016 à la culture de la noix de cajou, le chef de l'Etat veut passer à 300 000 ha en 2017 pour atteindre 1 million d'hectares d'ici 2020. De 10 000 t en 2015, la production pourrait ainsi s'élever à 60 000 t.

Rappelons que la ministre de l’Agriculture, Jacqueline Sultan, est l’ancienne directrice de l’Alliance guinéenne de l’anacarde. Elle a, elle-même, rappelé ces objectifs lors de son passage à la radio nationale, rapporte notre confrère.

12 DÉCEMBRE 2016 - 16:45 | 
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Rita Weidinger : "La formation et la technologie, les clefs pour développer la filière cajou"

[Mise à jour] Pour Rita Weidinger, directrice exécutive de ComCashew, il faut faire preuve de pragmatisme et démarrer par la  base : le marché. Le prix de la noix de cajou commence à atteindre son maximum au regard du consommateur, raison de plus pour que la Côte d'Ivoire mette les bouchées doubles pour accroître son taux de transformation. Mais pour s'industrialiser, il faut des technologies adaptées et de qualité ; il faut aussi former.

ComCashew est un des projets majeurs de développement de la filière cajou en Afrique, fruit d'un partenariat public-privé mené par la coopération allemande (GIZ), aux côtés de nombreux autres bailleurs, avec des résultats plus ou moins probants.

Eclairage de la spécialiste, Rita Weidinger, en exclusivité pour CommodAfrica au SIETTA 2017 à Abidjan.

 

Pourquoi l'Allemagne s'intéresse-t-elle à la noix de cajou?

L'Allemagne est dans le développement rural depuis plus de 30 ans, notamment sur la filière noix de cajou au Sénégal et en Tanzanie car c'était un nouveau produit. Je crois que c'est le côté innovant et le potentiel de revenu pour la population rurale qui  a amené l'Allemagne à s'y intéresser autant.

Quelle est votre logique de fonctionnement sur la région ?

Le projet "Initiative du Cajou Compétitif" est un projet de partenariat public-privé (PPP). Ce sont les privés qui tirent nos objectifs vers le haut, des objectifs qui sont ceux de développement : augmenter les revenus des producteurs et accroitre les revenus provenant de la transformation. C'est le privé qui tire tout car il faut commencer par le marché et ensuite impliquer tous les autres acteurs, les gouvernements, les financiers et en l'occurrence, la coopération allemande par le Ministère fédéral pour la Coopération économique et le développement (BMZ) , ainsi que la Bill & Melinda Gates Foundation qui ont été les premiers financiers. On a même des privés qui ont mis de l'argent pour développer l'Initiative et la filière.

D'autres bailleurs publics se sont impliqués dans le secteur et s'impliquent de plus en plus au fil du temps. Ce sont les Etats-Unis au travers de l'USAID et l'USDA, l'Union européenne qui est très fortement impliquée sur l'initiative régionale, la coopération française qui, dans le cadre de projet de politique forestière, a travaillé sur l'anacarde au Ghana et au Bénin. Il y a également des coopérations tripartites, impliquant notamment Israël. La Banque mondiale a des projets d'appui à la filière, surtout dans l´échange régional sur la recherche agricole et elle y travaille également à travers des programmes nationaux.

Je vais être un peu critique car ces projets sont parfois très lourds. Les projets portent sur l'intégralité de la filière et donc de nombreux acteurs nationaux se voient impliqués. Beaucoup d'argent tourne au début autour de la concertation et très peu de résultats concrets en sortent dans les premières années. Souvent, ce sont des études et trop peu d'exécution d'opérations de production, de transformation.

L'Asie est-elle très présente en terme de projets ?

Les Asiatiques comme l´Inde, la Chine, le Japon, le Vietnam et d´autres sont davantage présents dans le commerce de noix brutes et d'amandes. Certain pays sont aussi impliqués dans l'échange technologique, comme cette coopération entre la Côte d'Ivoire et l'Université de Hô Chi Minh au Vietnam. Car le Vietnam a besoin des noix brutes de Côte d'Ivoire. Ce partenariat les renforce et leur garantie un certain pourcentage de la production ivoirienne.

Que faut-il, à votre avis, pour développer la filière ?

Nous avons examiné la filière dans plusieurs pays africains producteurs et avons identifié les étapes où il faut intervenir. Au Mozambique, on a déjà eu un peu de transformation et là, on s'est beaucoup plus focalisé sur l'approvisionnement des transformateurs et le rajeunissement du verger car les arbres ont 30 ans et plus. En Afrique de l'Ouest, il s'agit de faire plus de recherche en matériel végétal et de multiplier les bonnes pratiques culturales.

Mais tout ceci avec pour objectif qu'il y a un marché très favorable, un marché mondial qui grandit chaque année de 10% et qui offre donc une très bonne opportunité pour l'Afrique qui a multiplié sa production ces 10 dernières années. Longuement méconnue, tout le monde aujourd'hui ne parle plus que de l'anacarde. C'est pour ça que l'on voit aujourd'hui toute cette danse politique autour de la filière. C'est vraiment le résultat du potentiel économique dans des régions plutôt marginalisées. Des régions où les politiques ont du mal à proposer quelque chose et où les jeunes, par manque d´emplois, migrent vers l'Europe. Des régions où, par exemple, on cultive le coton pour lequel le marché mondial n'est pas si favorable et l'impact des changements climatiques important. Dans ces régions, l'arbre, l'anacardier, est beaucoup plus adapté.

Comment se fait-il que les investisseurs indiens, vietnamiens, chinois, ne se précipitent pas pour monter des usines et exporter d'ici?

Car il y a des facteurs favorables et d'autres qui sont défavorables. Parmi les facteurs favorables se trouve le prix des noix brutes. C'est ce qui plaide en faveur de la transformation ici. Ce qui est défavorable, c'est le prix de tous les facteurs de production, l'électricité, le transport, mais aussi le manque de connaissance et de savoirs notamment dans la gestion des usines d'anacarde. Cela n'existe pas encore ici. C'est en train de se développer.

Les investisseurs indiens, vietnamiens et autres doivent avoir un partenaire local de confiance ici pour s'installer. Il y a, bien sur, des structures nationales qui donnent des informations. Mais pour développer un grand business et une usine, il faut des partenariats à long terme. Ce sont de vrais jumelages business qui doivent se créer et qui prennent un peu plus de temps à mettre en place. Ils sont en train de se forger et des évènements comme le Sietta les y aident.

Pour la Côte d'Ivoire, précisément, il y a eu, bien entendu, l'instabilité politique qui a joué et a freiné les installations. Mais ils sont de retour et leur présence au Sietta démontre qu'ils ne sont plus effrayés. En outre, la Côte d'Ivoire a mis un paquet incitatif assez intéressant avec FCFA 400 pour chaque kilo d'amandes transformés. Ils ont déjà donné les premières chèques aux transformateurs et cela va en encourager d'autres. On a connaissance d'une liste de plus de 50 usines qui veulent s'installer. Mais on ne croit pas que cela sera rapide. Il faut des usines de taille moyenne, de 3 000 à 10 000 t pour commencer, et il faut former des ouvriers aux différentes tâches. Cela prend du temps.

De quelles innovations technologiques la filière ivoirienne a-t-elle besoin ?

A l'origine, la technologie dans l'anacarde s'est développée autour de très peu de pays ; il n'y avait pas besoin de mettre au point des techniques internationales. Mais aujourd'hui, on voit des gens qui exposent au Sietta et qui ont un autre niveau technologique, plus précise, plus efficace, avec de bons rendements et surtout avec un pourcentage élevé de noix entières qui sortent. Car les brisures perdent beaucoup de valeur.

Par ailleurs, si le dépelliculage n'est pas bien fait, on doit le refaire à la main, ce qui est coûteux en main d'œuvre et en logistique. Donc, pour nous - mis à part la connaissance sur la nouvelle filière - la technologie est un aspect clef pour développer la filière.

Quelles sont les perspectives de marché pour 2017?

La demande s'accroît toujours, de l'ordre de 6 à 10% attendu en 2017, selon les opérateurs privés. Mais si les prix de production brute augmentent encore, cela impactera la consommation car le consommateur n'est pas prêt à payer encore plus. Il semble qu'on ait atteint un plafond.

Enfin, ComCashew va ouvrir un bureau en Côte d'Ivoire?

Oui, on va ouvrir un bureau l'année prochaine. En réalité, nous sommes quasiment tout le temps en Côte d'Ivoire mais nos bureaux, jusqu'à maintenant, n'étaient qu'au Ghana et au Burkina Faso.

15 DÉCEMBRE 2016 - 11:45 | 
© Vinacas
   

Le Vietnam demeure le premier exportateur mondial de cajou et progresse encore en 2016

Avec une part de marché de plus de 50%, le Vietnam demeure le premier exportateur mondial de noix de cajou. En 2016, le pays devrait enregistrer un nouveau record à $2, 6 milliards de recettes d’exportation de cajou.

De janvier à novembre, le Vietnam a exporté 320 000 tonnes de noix de cajou, en hausse de 6,2% par rapport à la même période en 2015, pour un montant de près de $2,6 milliards en  progression 18,3% , selon le ministère de l’Agriculture et du développement rural, repris par l’Association nationale de la noix de cajou (Vinacas).

Toutefois, souligne Vinacas, l’industrie vietnamienne doit importer, principalement du Cambodge et d’Afrique, environ les deux-tiers de la noix cajou brute ce qui rend difficile le contrôle de la qualité. Vinacas rappelle que le ministère de l’Agriculture et du développement rural a décidé de la plantation de 300 000 hectares d'anacarde d’ici à 2020, un objectif qui semble, selon l’association, difficilement atteignable. 

18 NOVEMBRE 2016 - 01:00 | 
PAR COMMODAFRICA
À ABIDJAN
   

Adama Coulibaly : le Sietta de plus en plus reconnu par les équipementiers mondiaux d'anacarde

Interrogé par CommodAfrica, Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde (CCA) de Côte d'Ivoire, ne cachait pas sa satisfaction à l'ouverture hier de la deuxième édition du Salon international des équipements et technologies de transformation de l'anacarde (Sietta) au Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan.

"On commence à être connu", explique-t-il à CommodAfrica. Des 11 équipementiers présents avec des machines en 2014, on est passé à 29 cette année. Des équipementiers venus des pays les plus importants au monde en terme de transformation de la noix de cajou comme l'Inde, le Vietnam, la Chine.

p1110556.jpgCar ces acteurs majeurs ont, semble-t-il, pris le pouls de la volonté du premier producteur mondial, avec 702 510 tonnes (t) de noix en 2015, dépassant ainsi l'Inde, d'accroître la transformation locale qui, actuellement, est d'environ 5%. Cette volonté de transformer localement la noix brute - et ainsi de capter la maximum de valeur ajoutée, est d'autant plus importante qu'on semble avoir atteint actuellement un prix plafond pour la noix de cajou dans les pays consommateurs, estime Rita Weldinger, directrice exécutive de ComCashew, cette initiative de la GIZ, la coopération allemande, pour promouvoir la filière en Afrique de l'Ouest.

Chèques aux transformateurs et Plate-forme internationale

Lors de la cérémonie d'ouverture, deux temps forts ont voulu illustrer cette volonté politique. Tout d'abord, la remise symbolique des premiers chèques aux transformateurs, un chèque de FCFA 400 pour chaque kilo d'amande produit dans des usines en Côte d'Ivoire. "Cela va créer un déclic", estime Adama Coulibaly.

Un "déclic" d'autant plus souhaitable, souligne le patron du CCA, que les usines d'anacarde sont habituellement situées dans les zones de production.  Des zones géographiques "où aucune autre industrie ne prospère".

p1110500.jpgDeuxième temps fort, la signature du mémorandum pour la création de la Plate-forme des pays producteurs d'anacarde. Il s'agit de promouvoir une concertation et une coopération internationale et, en tout premier lieu, entre pays africains qui représentent plus de 60% de la production mondiale et près de la totalité de l'offre internationale de noix brutes.

 

Le dynamisme ivoirien en marche

Le Sietta qui est l'occasion aussi de faire le point sur l'évolution d'une filière qualifiée par Adama Couliblay comme étant " jeune et peu connue". Mais dynamique.

Les chiffres sont là. Depuis 2009, la production a augmenté en moyenne de 13% par an, partant de 350 000 t en 2009. Le rendement en amandes (kernel outturn ratio), selon le CCA, est passé de 46 à 48 entre 2014 et 2015, le taux d'humidité, quant à lui perdant un point en deux ans, de 9% en 2013 à 8% en 2014 et 2015.

Si les prix officiels bord champ sont passés de FCFA 200 le kilo en 2013 à FCFA 350 en 2016 (+75%), les prix moyens sont, quant à eux, passés de FCFA 175 en 2013 au prix record de FCFA 500 le kilo en 2016.

Quid de la transformation ? Rappelons qu'environ 95% de la production ivoirienne de noix de cajou est exportée brute, 96% allant en Inde et au Vietnam, selon les chiffres 2015 du CCA. La capacité de transformation en Côte d'Ivoire est de 90 900 t, soit environ 13% de la production nationale, mais en réalité, seulement 41 012 t ont été transformées en 2015, soit 5,84% de la production.

p1110533.jpgCeci dit, des projets sont en cours. Pour la période 2016-2018, 5 nouveaux projets d'une capacité de 123 500 t ont obtenu l'agrément et 13 autres projets, d'une capacité de 183 000 t sont en phase d'étude, avec une installation prévue en 2017, toujours selon le CCA. La capacité de transformation passerait alors à près de 397 400 t, soit 57% de la production nationale.

Mais encore faut-il, confiait un opérateur industriel déjà installé, Afrique Agri, que les usines locales parviennent à se procurer suffisamment de matières premières, l'attrait d'exporter les noix brutes étant grand.

 

17/11/2016.

Garantie de prêts jusqu’à $24 millions pour les PME agricoles tournées vers l’export en Afrique de l’Ouest

L'Agence américaine pour le développement international (USAID) a engagé un partenariat  de trois ans avec la Société financière coopérative Oikocredit pour fournir une facilité de garantie allant jusqu’à $24 millions (FCFA 12 milliards) sur les prêts qu’accordera Oikocredit aux PME, coopératives et associations tournées vers l’exportation et impliquées dans les chaînes de valeur agricoles. Sont particulièrement visées les unités de transformation, que cela soit pour les noix de cajou, le beurre de karité, le manioc, les fruits tropicaux ou les vêtements, mais aussi le bétail et les céréales commercialisées au niveau régional. 

« Le portefeuille de garantie de crédit que nous lançons aujourd’hui est conçu pour répondre directement à cette question en soutenant les efforts d’international visant à accroitre les prêts aux PME dans les chaines de valeur axée sur les exportations », a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d'Ivoire, Andrew Haviland, hier à Abidjan, lors de la présentation de cet accord, indique l’APA.

De son côté, le Ddrecteur régional d'Oikocredit pour l'Afrique de l'Ouest, Yves Komaclo a déclaré : «Cette facilité de garantie dédié aux PME du secteur agricole nous permettra d’élargir en toute sécurité notre portefeuille dans le secteur agricole grâce à une exposition accrue aux secteurs des noix de cajou, des fruits et des céréales, qui ont tous un fort impact en termes de développement ».

Fondée en 1975 à l'initiative du Conseil oecuménique des églises,  Oikocredit, présente dans 71 pays, accorde des prêts et investit dans des organisations de microfinance, cooperatives et PME avec l'objectif est de générer un impact social positif. Son actif s’élevé à plus de un milliard d’euros.  L’Afrique bénéficie de 19% de ses financements, la plus grosse partie étant l’Amérique Latine (48%), puis l’Asie (23%).

En Afrique de l’Ouest, elle soutient par exemple Ivoire Coton (€4,7 millios), Promo Fruits Bénin (€1,7 million) ou l’Union de mutuelle du partenariat pour la mobilisation de l’épargne  et du crédit au Sénégal (UM-PAMECAS). En février dernier, Oikocrédit a octroyé un prêt à moyen terme  de FCFA 4 milliards (€ 6 millions) à groupe bancaire burkinabè Coris Bank International pour améliorer l’accès des PME  au financement, dont un tiers des fonds sera consacré au soutien des chaînes de valeur agricole. 

Source : commodafrica.com

15/11/2016.

Baisse du bénéfice d’Olam au troisième trimestre 2016

Le singapourien  Olam International a vu son bénéfice reculé de 8,6% au 3ème trimestre à $20,5 millions de dollars en raison de la hausse des amortissements et des charges d’exploitation.  Toutefois, sur les 9 mois de l’année (à la fin septembre), le bénéfice croît de 61,2% à $249,1 millions.

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Le volume des ventes a augmenté de 15,8%,, tous les segments enregistrant des volumes plus élevés. Le chiffre d'affaires a progressé de 6,4% en glissement annuel, la baisse des prix de certains produits de base ayant  été compensée  par  la hausse des volumes.

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Olam rappelle qu’au troisième trimestre 2016, outre l’américain Brooks Peanut Company, le groupe a finalisé l’acquisition des actifs dans l’huile de palme de Siat au Gabon pour $24,6 millions et les 50% restants d’Acacia Investments au Mozambique pour $24 millions. En octobre, il a acquis 100% du café de spécialité est-africain Schluter (voir nos informations) tandis que la joint-venture avec son partenaire Mitsubishi, MC Agri Alliance, a démarré ses activités – importation et distribution notamment de café, cacao, sésame, huile alimentaire, épices – pour le marché japonais.

Sunny Verguese, PDG du groupe a estimé que  es tendances à long terme du secteur agroalimentaire demeurent attrayantes et qu’ Olam est bien placé pour en tirer profit en tant qu'entreprise de base de la chaîne d'approvisionnement avec une intégration sélective sur touts les segments.  

02/11/2016.

Nouvelle chute des exportations de cajou de l'Inde

La tendance à la baisse des exportations d’amande de cajou de l’Inde se poursuit. D’avril à septembre, les exportations ont chuté de 25% en volume à 36 895 tonnes contre 48 901 tonnes sur la même période en 2015 et de 13% en valeur, selon Cashew Export Promotion Council of India (CEPCI). La hausse moyenne des amandes de cajou de 15%  en valeur  - 579,42 roupies  (€7,8) le kilo contre 503,89 roupies - a partiellement compensé la chute des volumes.

Selon le président du CEPCI, Sundaram Prabha, la forte hausse du prix de la noix de cajou brute, qui a augmenté de 27% par kilo, couplée à la fermeture de plus de 50% des usines au Kerala, ont alimenté la chute.

En parallèle, les importations de noix de cajou brute ont connu une baisse substantielle de 32% sur la période à 5 millions de tonnes conte un peu plus de 7Mt en 2015. 

Source : commodafrica.com

   

25/10/2016.

Formation à Abidjan pour la promotion de la chaîne de valeur du cajou africain

En collaboration avec l'Alliance africaine du cajou (ACA), soutenu par le Conseil coton anacarde (CCA) de la Côte d'Ivoire, l'Initiative du Cajou Compétitif dénommée ComCashew a ouvert hier, 24 octobre à Abidjan, sa troisième session de la troisième édition du programme de formation des maîtres formateurs pour la promotion de la chaîne de valeur du cajou africain, rapporte Abidjan.net.

Quelque 95 experts de cajou venus du Ghana, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mozambique, Gambie, Tchad, Sierra Leone, Sénégal, Mali, Togo et Nigeria suivent ce programme qui se déroule sur 4 jours.

Une occasion pour se former mais aussi échanger et créer des réseaux nationaux et régionaux.

Source : commodafrica.com

24/10/2016.

Flambée du prix de l'amande de cajou

Depuis le début du mois d’octobre, les prix de l’amande de cajou continuent à grimper et s’approchent de leur sommet historique atteint entre août et octobre 2011. L’amande de cajou entière blanche 240 se situe entre $ 4,6 et 4,8  la livre et celle 320 entre $ 4,4 et $ 4,6 la livre, indique le spécialiste n’Kâlo.

En dépit des prix élevés, la demande reste soutenue, surtout sur le marché européen. Les importations d’amandes de cajou en Europe ont progressé de 6% sur les 8 premiers mois de l’année 2016 (par rapport à la même période en 2015) pour atteindre 76 869 tonnes (t). En revanche, elles reculent de 10% sur le marché américain à 31 722 t entre janvier et août 2016.

Le Vietnam est de loin le premier fournisseur d’amande de cajou tant dans l’Union  européenne (UE) qu’aux Etats-Unis, représentant 74% de l’approvisionnement total entre janvier et août 2016 (124 088 t sur 168 591 t). Le Vietnam, très dynamique, gagnant des parts de marché aux quatre coins du monde et même en Inde, deuxième transformateur mondial de noix de cajou. L’Inde reste le deuxième fournisseur de l’UE et des Etats-Unis avec 21 329 t, mais ses exportations sont en recul de 42% par rapport à janvier-août 2015. Se placent ensuite le Brésil (8 313 t, +30%), l’Indonésie (3 695 t, +46%), la Côte d’Ivoire  (3 101 t, -15%) et le Mozambique (2 737 t, +57%), selon les données de n’Kalô.

Le spécialiste estime que les prix de l’amande de cajou, ainsi que ceux la noix de cajou brute, devraient rester à un niveau élevé jusqu’à l’arrivée des prochaines récoltes de l’hémisphère nord (Afrique de l’Ouest, Inde, Vietnam et Cambodge) et la fin des commandes des importateurs occidentaux pour  couvrir les besoins des fêtes de Noël et Nouvel An en Occident et celles  de Diwali/Navrati en Inde.

Du côté des noix de cajou brute, les prix qui se situent à un niveau élevé, sont stables. La campagne de commercialisation a démarré au Mozambique et en Tanzanie. En Afrique de l’Ouest, alors que la prochaine campagne bénéficie pour l’instant de conditions météorologiques favorables, et les stocks d’invendus diminuent fortement chez les producteurs. Les stocks de noix de cajou d’Afrique de l’Ouest de mauvaise qualité s’exportent entre $ 1 250 à $ 1 400 la tonne CIF ; ceux de qualité moyenne entre $1500-$1700 la tonne et ceux de bonne qualité de la zone de Guinée Bissau, Sénégal et Gambie s’exportent entre $ 1 800-$ 1 950 la tonne CIF, précise n’Kalô

Source : commodafrica.com

02/02/2016 - Le Nigeria ouvre le bal de la commercialisation du cajou en Afrique de l’Ouest.

 

Le Nigeria, suivi de près par le Ghana, est le premier pays a démarré la campagne de commercialisation de la noix de cajou en Afrique de l’Ouest tandis que s’achève celle en Afrique de l’Est. Et très vite les prix se sont mis à grimper passant de 135 nairas le kilo (€0,62 ou FCFA 400) le kilo à 190 et 200 nairas le kilo, observe  N’Kalô. Les commandes reçues par les exportateurs nigérians sont importantes.

 

Cette hausse des prix est en ligne avec le marché international de la noix de cajou brute qui est très actif avec des prix élevés pour ce début de campagne. Au Ghana où les récoltes sont plus limitées, les prix se sont également alignés sur le marché international. N’Kalô observe que dans ces deux pays les prix devraient se stabiliser à ce niveau, déjà élevé, dans les prochaines semaines.

 

Les offres pour la noix de cajou ouest-africaine pour la nouvelle récolte à partir de mars sur le marché international se situent entre $1 300 (FCFA 780 000) pour les qualités les plus basses à $1600 (FCFA 960 000) la tonne pour les qualités les plus élevées.

02/02/2016 - Nouvelle donne sur la route de la noix de cajou :

 

L'Inde aurait dépassé les Etats-Unis comme premier consommateur mondial de noix de cajou, selon le vice-président du Conseil indien de la promotion à l'exportation du cajou (Cepci), P. Sundaran. Si les Etats-Unis demeurent la première destination à l'export de l'industrie du cajou, l'Inde est devenu son propre premier marché

 

La production indienne de noix de cajou brutes est de 8,5 millions de tonnes (Mt) sur une disponibilité totale (dont les importations) de 17 Mt de noix, de laquelle  environ 3,75 Mt d'amandes sont produites. Sur ces 3,75 Mt, 1,25 Mt est exportée et le reste est consommé en Inde, explique P. Sundaran à l'occasion d'un conclave de 3 jours organisé à Kochi et qui s'est achevé mercredi.

 

Pour l'industrie indienne de la transformation, il est aujourd'hui plus intéressant de vendre sur le marché local où le kilo est à 500 roupies le kilo qu'à l'export, à Rs. 221-240 ($ 3,35-3,65) le kilo.

 

Sur le marché indien, les noix de cajou sont essentiellement consommées par l'industrie de la biscuiterie et confiserie. "Ces 10 dernières années, la croissance annuelle moyenne de la consommation en Inde a été de 8,6% alors qu'aux Etats-Unis elle baissait de 4,1% à 2%", selon RK Bhoodes, président de la Fédération de l'industrie indienne de la noix de cajou.

 

Une industrie indienne qui se trouve confrontée à une hausse de 40% du prix de la noix brute en un an, à $ 1 750 la tonne actuellement. Outre la hausse du prix, les autorités indiennes ont réduit l'incitation à l'export à 2% contre 5% auparavant, sans oublier la hausse des salaires dans l'Etat de Kerala, un Etat majeur sur la scène de la noix de cajou en Inde. "La plupart des industries se mécanisent maintenant pour réduire les  coûts", explique P. Sundaran.

L’exportation de cajou générera près de 50 milliards de naira au Nigeria

Les exportations de noix de cajou généra cette année  49,7 milliards de naira (€229 millions) pour un volume de 180 000 tonnes selon une déclaration du président de l’Association nationale des noix de cajou du Nigeria (NCAN), Pastor Tola Faseru.

Les deux principaux acheteurs demeurent l’Inde et le Vietnam.

Le président de la NCAN a indiqué que  l'association travaille avec les agriculteurs et le gouvernement pour  développer les régions productrices de noix de cajou et appuyer techniquement  les agriculteurs. L’objectif est de produire 500 000 tonnes de noix de cajou par an d’ici 2020.

La campagne de noix de cajou en Afrique de l’Ouest placée sous une bonne étoile en 2016

La nouvelle campagne d’anacarde en Afrique de l’Ouest s’annonce très prometteuse avec un nouveau record de production attendu. Si la période de récolte sera une nouvelle fois plus tardive, la production devrait poursuivre sa forte croissance et pourrait atteindre 1,8 million de tonnes en 2016, soit 300 000 tonnes de plus qu’en 2015, selon  N’Kalo.  Toutefois, « Avec l’industrie locale particulièrement affectée par les prix élevés et qui ne connait pas la croissance attendue, le gros challenge de cette année sera d’exporter ces énormes quantités par des ports qui risquent d’être vite saturés » souligne N’Kalo.

Source : N'Kâlo

Une production en hausse et des prix qui devraient rester toujours très rémunérateurs, au moins aussi élevés qu’en 2015, voir supérieurs. Les prix bord-champ en Afrique de l’Ouest seront supérieurs à FCFA 450 le kilo cette année, estime N’Kalo. En effet en 2016, la consommation d’amande devrait demeurer  soutenue – elle a progressé de 10% aux Etats-Unis, 8,5% en Europe et de plus de 10% en Inde en 2015 – tandis que l’offre augmentera entre 2,5 et 8% par rapport à 2015. En outre, si les prix sont élevés, la noix de cajou est toutefois moins chère que l’amande, la noisette et la pistache et la principale zone de production de fruits à coque, la Californie, est impactée par la sécheresse.

Relance pour la transformation de la noix de cajou au Ghana

La transformation de la noix de cajou au Ghana traverse une période difficile et ce depuis plusieurs années. Sur les treize entreprises de transformation présentes dans le pays, seules trois sont encore aujourd’hui en activité, soulignait Gideon Kofi Agbley, un lobbyiste pour la  Cashew Industry Association of Ghana lors d’un forum organisé à Accra en collaboration avec l’African Cashew Alliance et financé par le Business Advocacy Challenge Fund (BUSAC), rapporte Graphic Online.  Ce forum avait pour but de rassembler les points de vue des différentes parties prenantes – agriculteurs, entreprises, gouvernement- et des experts dans un document destiné à être utilisé à  des fins de plaidoyer.

L’industrie de la transformation est notamment confrontée au manque de matières premières et à la hausse des coûts de production. De leur côté les agriculteurs ont peu accès au crédit et aux intrants.

Les recettes d’exportation de cajou ont atteint $ 134,61 millions en 2014, en recul de 17,5% par rapport à 2013 ($163, millions). Une baisse globale des exportations de noix de cajou brute mais à laquelle s’ajoute celle de la noix de cajou transformée.

Pour remédier à cette situation, Gideon Kofi Agbley a proposé de mettre en place des mesures pour aider les entreprises de transformation tout en diminuant les volumes exportés de noix de cajou brute. Il a également suggéré de poursuivre le dialogue avec la Côte d’Ivoire afin qu’elle lève l’interdiction toujours en vigueur des ventes des noix de  cajou par  les frontières terrestres.

La création d'une noix de cajou d'appellation d'origine contrôlée au Vietnam 

La province de Binh Phuoc au Sud du Vietnam, celle-là même qui avait reçu une délégation du Bénin et de Côte d'Ivoire en novembre lors de la 7ème  conférence internationale de la noix de cajou, étudie la possibilité de créer une appellation d'origine contrôlée pour sa noix.

En coordination avec le Service des Sciences et des Technologies de Binh Phuoc, le Service de l’Agriculture et du Développement rural de Binh Phuoc, l’Association de la noix de cajou du Vietnam (Vinacas) et les producteurs, une délégation de chercheurs français du Cirad, a mené, du 7 au 14 janvier, une enquête sur le terrain afin d’élaborer un cahier des charges pour faire ressortir les critères spécifiques et objectifs qui permettent de démontrer en quoi la noix de cajou de Binh Phuoc est spécifique et peut bénéficier de l’indication géographique, et ce dans le but d’aider les exploitants locaux à aboutir à une reconnaissance accrue du produit par les consommateurs ainsi qu’à améliorer sa valeur économique, rapporte Vietnam+.

Lors de la réunion, il a été question de qualité, de gestion étroite des matières premières importées dans la localité, de différence entre la noix de cajou de Binh Phuoc et celle importée, entre autres.

Selon Trân Van Vân, directeur Service des Sciences et des Technologies de Binh Phuoc, la voie se trace pour l'instauration à terme d'un label "noix de cajou de Binh Phuoc".

Sur financement (€ 800 000) ede l'Agence française de développement (AFD), le Cirad tente de développer les indications d'origine contrôlée au Vietnam. Ce projet de l'AFD, qui court de 2014 à 2017, porte sur deux produits-pilote que sont le poivre de Quang Tri et la noix de cajou de Binh Phuoc.

Deux nouvelles unités de transformation d'anacarde au Nord de la Côte d'Ivoire

Deux unités de transformation de l'anacarde vont être créées à Karabiri et à Seguelon, dans le Nord-ouest du pays, dans la région du Kabadougou, a annoncé, hier, dans un entretien à l'AIP à Odienné, le président directeur général du groupe Utexi-Cotivo, Konaté Vassiliki.

Selon lui la filière anacarde est l’un des piliers de l’économie dans le district du Denguélé, mais le faible taux de transformation locale du produit "réduit l’impact de la filière sur l’économie et dans la lutte contre le chômage".

La réalisation des deux unités permettra la création de plus de 1000 emplois directs, ce qui va redynamiser l’économie dans le département de Séguélon, a-t-il fait savoir.

Une production record de noix de cajou en Afrique de l'Ouest

La saison de l'anacarde s'achève en Afrique de l'Ouest avec quelques dernières petites ventes bord-champ au Sénégal et en Guinée-Bissau, souligne n'kalo dans son bulletin de marché paru hier.

La région aurait "encore battu des records de production cette année", les spécialistes de Rongead l'estimant à 1 450 000 tonnes (t) de noix brutes, dont 620 000 t pour la seule Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau arrivant au deuxième rang avec 205 000 t.

Les prix sont particulièrement élevés, ce qui n'aide pas les transformateurs locaux d'Afrique de l'Ouest dont la majorité a fermé.

La demande sur le marché mondial a repris courant août, notamment aux Etats-Unis, en Europe et en Inde, au plan local avec l'approche des fêtes du Diwali, la fête des lumières.